Docteur Daniel Duray - Page 4

  • oméprazole, pantomprazole, pantomed, ...

    Inhibiteurs de la pompe à protons et hypomagnésémie:

    les médicaments prescrits dans l'oesophagite et pour lutter contre l'acidité de l'estomac peuvent abaisser le taux de magnésium:

    L’usage prolongé d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) est associé à un risque accru d’hypomagnésémie, et il est souvent conseillé de surveiller les taux de magnésium, plus particulièrement dans le cas de traitement durant plus d’un an, ainsi que chez les patients prenant également d’autres médicaments susceptibles de provoquer une hypomagnésémie (tels que les diurétiques de l’anse et les thiazides), ou chez les patients traités par la digoxine. Il n’est cependant pas évident et probablement inutile de surveiller les taux de magnésium dans la pratique (générale): la détermination des taux sériques de magnésium est un mauvais indicateur de la réserve totale en magnésium dans le corps et on ignore l’incidence de l’hypomagnésémie due à l’usage d’IPP (dans les études cliniques portant sur les IPP, une hypomagnésémie a été observée chez moins de 1/10.000 patients traités). Il est toutefois important que le médecin traitant soit au courant de cet effet indésirable et soit attentif aux symptômes éventuels. L’hypomagnésémie provoque au départ des symptômes légers tels que de l’apathie et des nausées. En cas de diminution plus prononcée des taux de magnésium, des symptômes cérébraux, neuromusculaires et cardiaques peuvent se manifester (paresthésies, tétanie, convulsions et troubles du rythme cardiaque). L’hypomagnésémie sévère est souvent associée à une hypokaliémie et une hypocalcémie. Le traitement d’une hypomagnésémie induite par des IPP consiste à arrêter l’IPP et/ou administrer des suppléments de magnésium, par voie intraveineuse si nécessaire [ www.fda.gov/drugs/drugsafety/ucm245011.htm , Drug Ther Bull 2012; 50: 74-5 et 2013; 3: 33-6 ].

  • Vaccin grippe

    Pensez à vous faire vacciner en octobre, ou novembre, surtout si vous faites partie du groupe cible:

    -femmes enceintes: 2 et 3 è trimestre de la grossesse

    -patient>65 ans

    -maladie chronique respiratoire, cardiaque...

    Le vaccin est remboursé en partie pour autant que votre médecin indique la menton TPA (tiers payant applicable) sur l'ordonnance.

    (Je prescris essentiellement influvac et alpha rix.)

    La vaccination contre la grippe doit se faire prioritairement dans les groupes à risque.Les groupes à risque pour la saison 2013-2014 tels que définis par le Conseil Supérieur de la Santé (entre autres les femmes enceintes au 2e ou 3e trimestre de la grossesse; les personnes âgées de plus de 65 ans; les personnes vivant en institution; tous les patients dès l’âge de 6 mois présentant une maladie chronique sous-jacente au niveau des poumons, du coeur, du foie ou des reins) ne diffèrent pas de ceux de la saison 2012-2013 [voir Répertoire Commenté des Médicaments 2013, chapitre 12.1.1.5.].

    Le virus de la grippe pandémique A/H1N1 (A/California/7/2009) reste donc présent dans les vaccins disponibles pour la prochaine saison. La composante correspondant au virus influenza de type B diffère de celle de la saison précédente. Les spécialités répondant aux normes de l’OMS pour 2013-2014 sont: α-Rix®, Inflexal V®, Influvac S®, Intanza®, Vaxigrip® (situation au 31/05/13).

    • Intanza® doit être administré par voie intradermique au niveau de la partie supérieure du bras.
    • α-Rix®, Inflexal V®, Influvac S® et Vaxigrip® sont administrés de préférence par voie intramusculaire (muscle deltoïde), mais une administration sous-cutanée peut être envisagée lorsque l’administration intramusculaire est contre-indiquée, par ex. en cas de traitement anticoagulant.
  • Diane 35: avis du CBIP (diane 35, elysa, daphné)

    [07.06.13]

     

    Selon l’avis de l’Agence européenne des médicaments, le rapport bénéfice/risque de l’association cyprotérone + éthinylestradiol (Diane-35® et génériques) reste positif dans des indications limitées

     

    L’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency ou EMA) a commencé en février 2013 une évaluation des médicaments à base de cyprotérone + éthinylestradiol (Diane-35® et les génériques Chloe®, Claudia®, Daphne®, Elisamylan®, Gratiella® ): pour plus de détails, voir le communiqué du 15 mars 2013 dans la rubrique “Bon à savoir” (http://www.cbip.be/nieuws/index.cfm?welk=575). Les indications et les risques (en particulier le risque thromboembolique) ont été révisés.

    L’EMA a publié son avis le 30 mai 2013 (sur http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/news_and_events/news/2013/05/news_detail_001801.jsp&mid=WC0b01ac058004d5c1).

    Voici ce que conclut l’EMA.

    • L’association cyprotérone + éthinylestradiol doit être réservée au traitement des formes d’acné modérément sévères à sévères d’origine androgénique réfractaires à un traitement local ou à un traitement antibiotique systémique , et au traitement de l’hirsutisme, et ce chez des femmes en âge de procréer. L’association cyprotérone + éthinylestradiol ne peut être utilisée comme contraceptif que dans le cadre de ces indications, mais n’a pas de place en tant que contraceptif en dehors de celles-ci.
    • L’indication “alopécie androgénique” est supprimée à défaut de preuves.
    • Le risque de thromboembolie veineuse est comparable à celui des associations estroprogestatives de troisième génération (contenant du désogestrel ou du gestodène) et des associations estroprogestatives contenant de la drospirénone [voir les Folia de février 2013 http://www.cbip.be/Folia/2013/F40F02G.cfm].

    Cet avis doit encore être ratifié par la Commission européenne, après quoi il s’appliquera à  tous les Etats membres de l’Union européenne.

    L’avis de l’EMA correspond à ce qui est mentionné dans le Répertoire Commenté des Médicaments. Il existe par ailleurs peu de preuves indiquant que l’association cyprotérone + éthinylestradiol soit plus efficace dans l’acné réfractaire que les contraceptifs estroprogestatifs classiques; on peut donc plutôt opter dans ce cas-là pour un contraceptif estroprogrestatif à risque thromboembolique plus faible, tel qu’un contraceptif de deuxième génération contenant comme progestagène du lévonorgestrel.

     

     

    http://www.cbip.be/nieuws/index.cfm?welk=587

  • Médicaments dans l'actualité: Motilium, Myolastan...


    Les spécialités à base de  tétrazépam seront retirées du marché au plus tard le 1er septembre 2013


    (Epsipam®, Myolastan®, Tetrazepam EG®)

    Comme déjà signalé dans les Folia de juin 2013, l’EMA a décidé que les spécialités à base de trétrazépam (Epsipam®, Myolastan®, Tetrazepam EG®) doivent être retirées du marché en raison de la suspicion d’un risque plus élevé avec le tétrazépam par rapport aux autres benzodiazépines de réactions cutanées graves, et du fait que ce risque n’est pas contrebalancé par les avantages du tétrazépam.

    Les firmes responsables des spécialités à base de tétrazépam ont envoyé une circulaire aux professionnels de la santé les informant que les spécialités seront retirées du marché au plus tard le 1er septembre 2013.



    Motilium:

    L’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency ou EMA) a commencé en décembre 2011 une évaluation des médicaments contenant du métoclopramide (Primperan® et autres noms de spécialité). L’EMA a publié les résultats de son analyse le 26 juillet 2013 [sur www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/news_and_event...].

     

    D’une part, le métoclopramide est associé à un risque d’effets indésirables neurologiques graves (symptômes extrapyramidaux aigus, en particulier chez les enfants et les personnes âgées ; dyskinésies tardives en cas d’usage prolongé, en particulier chez les personnes âgées) et d’effets indésirables cardiaques graves (en particulier en cas d’administration intraveineuse, entre autres bradycardie sévère).D’autre part, l’efficacité du métoclopramide n’est pas suffisamment étayée dans les indications nécessitant un traitement prolongé (entre autres gastroparésie, dyspepsie, reflux gastro-œsophagien). C’est pourquoi l’EMA émet les recommandations suivantes.

     

    • La durée du traitement au métoclopramide doit être limitée à 5 jours maximum (auparavant 3 mois); le métoclopramide ne peut pas être utilisé pour les pathologies chroniques telles que la gastroparésie, la dyspepsie ou le reflux gastro-œsophagien.
    • Chez les adultes, le métoclopramide reste indiqué pour le traitement des nausées et des vomissements (même dans le cadre d’une crise de migraine par exemple), et pour la prévention des nausées et des vomissements suite à une intervention chirurgicale, une radiothérapie ou une chimiothérapie.
    • Le métoclopramide est contre-indiqué chez les enfants de moins d’un an (ceci est déjà le cas en Belgique). Chez les enfants plus âgés, le métoclopramide doit être réservé uniquement en seconde intention pour le traitement des nausées et des vomissements post-opératoires et pour la prévention des nausées et des vomissements induits par la chimiothérapie.
    • La dose maximale chez les adultes est de 10 mg 3 fois par jour; chez les enfants, la dose de 0,1-0,15 mg/kg de poids corporel 3 fois par jour ne doit pas être dépassée.
    • La prudence est de mise, en particulier en cas d’administration intraveineuse, chez les personnes présentant un risque accru d’effets indésirables cardio-vasculaires, telles que les personnes âgées ou les personnes souffrant de bradycardie.

     

    Conclusions:

    Pour un usage occasionnel, en dehors de contre indication, le motilium retse un médicament utile.

    Ne pas augmenter les doses et se émfier en cas de pathologies cardiaques.

    Arrêt de la commercialisation de Elthyrone® (lévothyroxine) à partir du 1er novembre  2013

    La firme a notifié que Elthyrone® (lévothyroxine) serait définitivement retiré du marché à partir du 1er novembre 2013. Deux autres spécialités à base de lévothyroxine, Euthyrox® et L-Thyroxine®, restent disponibles.

    Il est recommandé de ne plus instaurer de nouveau traitement avec Elthyrone®.
    Les patients sous Elthyrone® peuvent passer à Euthyrox® ou L-Thyroxine® à un même dosage. Vu la marge thérapeutique toxique étroite de l’hormone thyroïdienne, la lévothyroxine appartient au groupe des médicaments « no switch » dans le cadre de la prescription sous DCI et, dans ce cas, ne peut donc  pas être simplement substituée. Lors de la transition à une autre spécialité, un suivi supplémentaire s’avère  nécessaire [voir à ce propos également les Folia d’avril 2012 (http://www.cbip.be/Folia/2012/F39F04B.cfm). Après le passage à une autre spécialité, il faut être attentif à la réapparition de symptômes, et il s’avère nécessaire d’effectuer un contrôle des concentrations TSH ou, en cas d’hypothyroïdie d’origine hypophysaire ou hypothalamique, de T4.

    http://www.cbip.be

  • Mes activités en médecine générale

    Je suis spécialisé en médecin générale, électrocardiographie.

    Je suis un médecin conventionné et accrédité (je respecte les tarifs de l'INAMI et l'INAMI vous octroi les remboursements optimaux qui correspondent à ce statut

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