Traitement par médicaments contre acidité de l'estomac...

Arrêter les médicaments qui diminuent la sécrétion acide de l’estomac ?

 

Lorsque le traitement est rénouvelé dasn l'indication d'une oesophagite, il s'agit d'un traitement de prévention de récidive...

 

Dans ce cas, des diminutions de prises ou des essais d'arrêt peuvent être utile en vue de vérifier l'indication...

N'hésitez pas à m'en parler...
Cet avis ne remplace pas une consultation

 

Votre médecin vous a-t-il conseillé d’arrêter vos médicaments pour l’estomac ? Pourquoi et comment y parvenir ?

Voici quelques informations.
De quels médicaments parle-t-on ?
Il existe plusieurs types de médicaments contre l’acidité de l’estomac. Certains font en sorte que l’estomac produise moins d’acide. Ils sont prescrits pour traiter un ulcère d’estomac ou une inflammation de l’œsophage (œsophagite), mais aussi en cas de plaintes de reflux telles que le brûlant. Nous ne parlons ici que de certains médicaments qui freinent la production d’acide : les ‘inhibiteurs de la pompe à proton’ (IPP).
 
Esoméprazole Nexiam

 , Esomeprazol Sandoz  , Esomeprazole Actavis  , Apotex  , EG  , Teva   Lansoprazole Dakar  , Lansoprazol Apotex  , Sandoz  , Krka  , Lansoprazole EG  , Mylan  , -Ratio  , Teva  ,  
Oméprazole
Losec  , Acidcare  , Acidizol  , Sedacid  , Omeprazol Actavis  , Apotex  , Sandoz  , Teva 
 Omeprazole EG  , Mylan 
 
Pantoprazole
Pantozol  , Brandocare  , Ippracid  , Maalox Control  , Pantogastrix  , Pantomed  , Refluxine  , Yoevid  , Pantoprazol Actavis  , Apotex  , Sandoz  , Pantoprazole EG  , Mylan  , Takeda  , Teva 
 Rabéprazole Pariet
 
 
N’arrêtez jamais sans avis médical ! Demandez d’abord conseil à votre médecin. Dans certains cas, il est conseillé d’utiliser un IPP, même sur une longue durée.

Pourquoi arrêter?  
Chaque médicament a des avantages et des inconvénients.

Les informations suivantes peuvent vous aider à prendre une décision :

 Environ 1 personne sur 2 qui prend un IPP n’en a probablement pas ou plus besoin car :

o elle l’utilise plus longtemps que nécessaire, et/ou

o pour des plaintes pour lesquelles les IPP ne sont pas destinés telles que lourdeur, digestion difficile, ballonnements… 

 Sous IPP, notamment en usage prolongé, on constate un certain nombre d’inconvénients : o des maux de tête, nausées, diarrhée, éruptions cutanées,

o un manque en vitamine B12 ou en magnésium,

o certaines infections, des intestins par exemple,

o certains problèmes au niveau des reins,

o peut-être aussi des fractures.

 Les personnes âgées et/ou fragiles sont plus sensibles à ces effets indésirables.

 Les IPP peuvent perturber l’action d’autres médicaments.

 


J’ai essayé, mais les plaintes sont revenues tout de suite, et plus fort...
Vous avez donc l’impression que vous avez toujours besoin de votre IPP….

‘Peut-être… Peut-être pas.’

 

Quand on arrête l’IPP, l’acidité revient, parfois plus fort qu’avant… C’est l’effet rebond, un autre inconvénient connu de ces médicaments… Heureusement, c’est transitoire. Cela peut durer quelques semaines, le temps que le corps règle correctement la production d’acide gastrique.
Fiche d'information pour les patients
  
Comment arrêter?
‘Lentement mais sûrement.’ Pour éviter l’inconfort éventuel lié à l’arrêt, discutez avec votre médecin :

 D’un schéma de sevrage qui vous semble faisable, par exemple o réduire la dose de moitié, et ensuite o prendre l’IPP un jour sur deux, sur la durée qui vous conviendra, au minimum 3 semaines.

 D’un éventuel autre médicament contre l’acidité qui pourrait provisoirement vous aider.

 D’éventuels changements dans votre façon de vivre (voir ci-dessous).

 De médicaments qui sont peut-être à l’origine de vos plaintes et des alternatives possibles à ces médicaments. Fixez déjà les prochains rendez-vous, pendant la phase de sevrage, et à la fin du sevrage. Après le dernier comprimé, essayez de rester 2 à 4 semaines sans IPP pour laisser le temps à votre corps de se réhabituer à une situation de fonctionnement normal.  
Que puis-je faire par moi-même?
Cherchez si certains éléments de votre vie sont liés à vos plaintes. Voici quelques points d’attention. Peut-être que ces points-ci ne vous concernent pas, mais qu’il y a chez vous un lien avec d’autres éléments non repris ici. Tenez-en compte.

 Poids. En cas de surpoids, une perte de poids peut diminuer les plaintes de reflux. C’est sur ce point qu’il existe le plus d’études qui prouvent une efficacité.

 Dormir. Si vous souffrez de reflux, surélevez la tête de votre lit d’une dizaine de centimètres. L’objectif de cette mesure est de soulever le haut de votre corps (pas uniquement la tête).

 Tabac. Un arrêt peut diminuer les plaintes de reflux. www.tabacstop.be

 Alimentation. Certains aliments ont la réputation de déclencher les plaintes : alcool, boissons gazeuses, café, épices, agrumes, tomate, oignon, graisses, chocolat…  Essayez d’éviter les aliments qui déclenchent ou aggravent vos plaintes. Essayez aussi d’éviter les repas (trop) copieux  le soir et/ou avant de vous coucher.

 Stress. Vie agitée, tension, anxiété, chagrin… peuvent aussi jouer un rôle. Les IPP n’y changeront rien. Discutez-en avec votre médecin.

 Vêtements. Essayez d’éviter les vêtements (trop) serrants comme des ceintures qui compriment votre ventre.
Je n’arrive pas arrêter complètement…  
Tout le monde n’arrive malheureusement pas à arrêter complètement. Discutez avec votre médecin des solutions alternatives :

 Diminuer jusqu’à la plus petite dose qui soulage.

 Prendre le médicament uniquement en période de plaintes, quelques jours seulement (des études montrent que ça marche aussi bien qu’un usage à long terme).

 Prendre un médicament moins puissant et qui soulage quand même.

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